L'Ermitage
Daniel Pasquier
1080 Chemin de Mercadier,
46230 Lalbenque
05-65-31-75-91 ou 06-43-71-35-03a
pasquier.dan@wanadoo.fr
Au coeur des forêts du Quercy, à 2 km du village de Lalbenque, capitale de la truffe noire.
Chambres d'hôtes aménagées dans des gariottes, petites maisons de bergers rondes en pierres sèches (label "Maisons d'hôtes de charme"), chacune ayant une cour privée et un salon de jardin.
Halte agréable pour le charme des bâtisses et l'environnement boisé, calme et reposant.
ouvert toute l'année
accueil à partir de 15h

- 3 gariottes de 2 places -

1 lit 2 places

prix pèlerin : 1 pers 35 euros, 2 pers 45 euros, 3 pers 55 euros

salle d'eau et WC dans chaque gariotte

Petit déjeuner Repas Possibilité de cuisiner Boissons

sur demande

restaurants à Lalbenque

OUI

3 euros

cuisine équipée dans chaque gariotte

Possibilité de stationner le véhicule pendant la durée du voyage
Accueil ânes et chevaux à l'attache
Accès Wifi à la maison
Possibilité d'aller chercher les pèlerins ou de les conduire à Lalbenque (2 km) pour dîner
Accès randonneurs : quitter le GR au lieu-dit "Mas de Vers" en direction de Lalbenque. A Lalbenque, prendre la D 6 vers Cahors et suivre les pancartes "Ermitage" sur 1 km. Le lendemain, possibilité de rejoindre le chemin à 1.5 km de l'Ermitage, sans revenir sur ses pas.
Chiens acceptés
Votre hôte est aussi écrivain et poète...

Daniel Pasquier a publié récemment un ouvrage très original composé de deux livres, l'un à l'endroit et l'autre à l'envers, avec deux auteurs différents mais qui n'en forment qu'un seul, avec deux titres différents ( VIVRE D'AMOUR ET LIBID'EAU FRAICHE et NANAGRAMMES ) mais qui ne parlent que d'un même sujet : les femmes.
L'auteur prend plaisir à célébrer les femmes tout au long de ces 100 textes qu'il qualifie lui-même de chansèmes ou de poémons selon qu'on les lit comme des poèmes ou qu'on les chante comme des chansons.
Un livre, sorte d'hymne à l'amour, sous une plume qui s'attarde avec délectation à tous les mots qui touchent au sexe et au plaisir des corps partagés. Un livre qui met à nu la femme dans ses multiples facettes de femme amoureuse et sensuelle mais aussi libertine et infidèle et parfois même garce ou putain.
Dans " NANAGRAMMES ", l'auteur joue sur les anagrammes des différents titres peuplés de "nanas". Ainsi, le baiser devient " braise ", le désir prend des " rides ", l'étreinte est un avant-goût d' " éternité ", le prénom Marie-Pierre s'écrit " Prière d'aimer ", les seins d'Isabelle se posent en rivaux de l'essaim d' " abeilles " et la putain se transforme étonnamment en " nuptia ", mot latin qui se traduit par " épouse "....et ainsi de suite...

Le dernier livre de Daniel, un hommage à sa compagne Wanda, partie sur l'Autre Chemin en décembre 2011...
Qu'est-ce qui peut bien pousser un homme à écrire un livre quelques semaines semaines après la mort de la femme aimée ? Le besoin d'épancher sa peine et son chagrin en espérant naïvement qu'à l'aide d'une simple plume on peut commencer à faire le deuil de l'autre ? L'envie de lancer un défi à la mort, de lui faire un pied de nez en tentant de faire revivre ou survivre l'irrémédiable absente ? Ou le désir de faire exister au grand jour un couple que la société, arborant fièrement une monogamie hypocrite, a condamné à vivre pendant huit ans dans une semi-clandestinité ? Un cri d'amour, un cri de douleur, un cri de colère mais aussi un cri d'espoir car l'auteur croit malgré tout à cet Ailleurs, à ce monde immatériel de « l'Aillheure », en-dehors de l'espace-temps, un monde des morts infiniment lointain et peut-être si proche du monde des vivants.

AU PAYS DE TON CORPS

Au pays de ton corps il n’est pas de frontière
J’y chemine dès l’aube et à la nuit tombée
Je choisis pour ma couche ta lande buissonnière
Pour y poser ma tête dans tes cuisses enlacée. 

Comme les pèlerins marchant vers Compostelle
J’arpente tes chemins nuit à nuit, jour à jour.
Chaque grain de ta peau est une citadelle
Avec couvert et gîte tapissé de velours.

 J’aime tes paysages de sentes forestières,
De collines et vallons qui me mènent à l’entrée
D’un humide refuge, d’une chaude tanière
Auberge inespérée pour mon corps fatigué.

Ton corps est un royaume, objet de convoitise
Pour ces rois et seigneurs des pays riverains.
Laisse-moi t’envahir pour que tu sois soumise
A ce drapeau planté dans le creux de tes reins.

 Si ton pays offrait la moindre résistance
Aux assauts répétés de mes vaillants guerriers
Ton corps serait pendu au bout d’une potence
Ou attaché au pieu d’un quelconque bûcher.

 Pèlerin pénitent ou bien roi sanguinaire
Je modèle ton corps au gré de mes désirs :
Délicieux lieu de chasse pour mes hordes guerrières
Ou bien havre de paix quand je viens te chérir.

 Juin 2004

Pour commander les livres, voir le site de Daniel www.danielpasquier.fr. Le port est gratuit