Certains endroits proposent un "prix pèlerin", réservé bien sûr à ceux qui marchent vers Compostelle. Il s'agit essentiellement des réductions que consentent certains hébergeants, hôtels, restaurants, chambres d'hôtes.

On vous demandera rarement en France un justificatif de votre qualité de pèlerin, mais il est bon de porter avec soi le "carnet du pèlerin" (credencial), et de le présenter, afin de couper court à toutes questions.

La plupart du temps, ce prix-pèlerin concerne le repas, la nuit et le petit déjeuner.

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Attention : les "prix pèlerins" sont majoritairement réservés par les hébergeants aux pèlerins à pied, à vélo ou à cheval. Ils ne sont pas faits pour les gens qui pratiquent le chemin avec une voiture d'accompagnement. Ne soyez donc pas surpris si le prix "touriste" habituel vous est réclamé si quelqu'un de votre groupe se présente chez votre hôte avec une voiture.

Participation libre : Quelques hébergements, qui offrent le repas du soir, la nuitée et le petit déjeuner, demandent une "participation libre aux frais". Il est d'usage de laisser une somme d'argent correspondant au moins à 20 euros.

Voilà un sigle que vous ne trouverez pas sur les cartes du site, car si ces hébergements existent (et la plupart sont répertoriés sur le miam-miam-dodo), leur souci de discrétion et leur conception de l'accueil des pèlerins, font qu'ils ne souhaitent pas faire un commerce de cette activité.

Mise en garde : nombreux sont ceux qui s'imaginent qu'ils ont le droit de demander aux prêtres des paroisses le gîte et le couvert, et que ceux-ci sont tenus de les leur donner. D'une part ces prêtres ont souvent déjà fort à faire à gérer leurs cinq à six paroisses, et d'autre part ils ne sont ni hôteliers ni restaurateurs.

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C'est à vous d'organiser vos étapes en fonction de vos possibilités physiques et des hébergements disponibles, de façon à ne pas vous trouver sans logement le soir venu.

Les moines ou moniales qui prient depuis leurs abbayes en plein champ pratiquent très souvent l'hospitalité. En cas de difficulté, vous y trouverez assistance, mais leur accueil est d'abord tourné vers ceux qui viennent ici passer quelques jours de retraite spirituelle.

Il y en a pour tous les goûts, de l'auberge de campagne au quatre-étoiles. A vous de choisir selon le degré de confort que vous souhaitez et l'épaisseur de votre bourse.

Attention : souvenez-vous, surtout les jours de pluie, que l'arrivée de marcheurs ou cyclistes plus ou moins boueux est diversement appréciée par certains hôteliers, peut-être du fait du sans-gêne de quelques randonneurs. Un hôtel reste la propriété de celui qui l'exploite, et vous ne feriez rien pour la promotion de la randonnée et du chemin de Saint Jacques en laissant sur la moquette de longues traces de vase, en transformant votre chambre en buanderie, ou le lit en aire de pique-nique.

On trouve souvent des chambres à des prix modestes.

De plus, certains hôtels, souhaitant jouer la carte du tourisme de randonnée, proposent quelquefois des chambres au confort plus spartiate, ou des chambres partagées contenant plus de lits, voire une partie aménagée en gîte d'étape, à des prix intéressants. Demandez à bénéficier de cette possibilité si votre bourse n'est pas trop gonflée.

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Avantage de l'hôtel : il y est souvent associé un restaurant, où le randonneur peut se ressourcer devant une bonne table et préparer ainsi ses muscles à l'étape du lendemain.

En général les hôtels sont ouverts 7/7 durant la saison. Hors-saison, ils ont souvent un jour de fermeture durant lequel le service de cuisine n'est pas assuré.

La demi-pension : Beaucoup d'hôtels proposent la demi-pension. Cette prestation comprend le repas du soir, la nuitée et le petit-déjeuner. La demi-pension est souvent donnée "par personne".
Certains établissements ne la proposent qu'à partir de "x" nuitées.

Taxe de séjour : c'est un impôt communal prélevé sur toutes les nuitées dans certaines communes. Il vient en sus des tarifs annoncés. Son montant varie entre 0,20 et 0,80 euros.

La plupart des chambres d'hôtes sont affiliées à la Fédération des Gîtes de France, et signalées par un panonceau. Elles sont classées selon leur confort de 1 à 4 épis. En dehors des Gîtes de France existent d'autres chambres chez l'habitant, répertoriées par les offices du tourisme, ou bien labellisées par d'autres fédérations, comme "Accueil Paysan" ou "Clés-Vacances" ou encore "B&B France".

Le petit déjeuner est toujours inclus dans le prix des chambres d'hôtes de par un décret de 2007, de même que les draps et les serviettes.

Cet hébergement est souvent fourni par des agriculteurs, qui y trouvent un complément de revenus. Il privilégie l'ambiance familiale, le rapport humain et la découverte du milieu rural.

On donne souvent le prix d'une chambre pour une, deux ou trois personnes, selon le cas. Mais si vous êtes quatre ou cinq randonneurs, n'hésitez pas à poser la question, car il est bien rare que le propriétaire ne trouve pas une solution de dépannage.

Les draps sont toujours fournis dans une chambre d'hôtes.

La chambre partagée : une nouvelle notion qui commence à apparaître sur le chemin. Historique : certains hébergeants proposent des chambres d'hôtes ou chambres chez l'habitant de grande capacité. Or il leur est apparu anormal de refuser un pèlerin arrivant tard, alors qu'une chambre déjà réservée offrait encore de la place.

Avec l'accord des premiers arrivés, et en baissant le prix de la chambre, tout le monde y trouvait son compte.

La chambre partagée est maintenant devenu une pratique de plus en plus courante, à mi-chemin entre le dortoir du gîte d'étape et la chambre d'hôte totalement privative. En raison de sa particularité, le prix est souvent spécifié "par personne".

Taxe de séjour : c'est un impôt communal prélevé sur toutes les nuitées dans certaines communes. Il vient en sus des tarifs annoncés. Son montant varie entre 0,50 et 1 euro.

Certains endroits proposent la table d'hôtes, c'est-à-dire le repas du soir. Quelques-uns offrent en parallèle un emplacement pour faire sa propre popote.

Mais rarissimes sont ceux qui préparent le repas du midi.

Il est de tradition que le repas en table d'hôtes soit pris à la table de famille.

Certaines chambres d'hôtes proposent également la préparation d'un panier pique-nique.

C'est l'hébergement idéal du randonneur. Bon marché (moyenne de 8.50 euros par nuitée), il comporte tout ce dont le voyageur a besoin après une journée de marche ou de pédalage : douche, lit, coin-cuisine.

Il est fortement conseillé d'emporter un sac de couchage, même si beaucoup de gîtes fournissent des couvertures. Un sac à viande suffira alors dans vos bagages pour dormir au propre. Mais vous risquez alors de grelotter toute la nuit si vous vous retrouvez un soir sans toit.

Certains gîtes louent aussi des draps pour les acharnés du porter-léger, mais ce n'est pas toujours le cas.

Ces gîtes sont des équipements collectifs, construits, entretenus par des personnes privées, des municipalités ou associations, et mis à la disposition des randonneurs. La plupart du temps, les lits sont groupés en dortoirs, et vous n'y aurez pas, surtout pendant les mois d'été, la tranquillité et l'intimité que vous souhaitez peut-être. Certains gîtes possèdent des chambres individuelles pour jeunes mariés, mais cet état de fait constitue l'exception.

Attention : il n'y a pas toujours un gardien à demeure. Si le gardien n'habite pas au même endroit, ou si le gîte est géré par la Mairie, il est impératif de prévenir de son arrivée, afin d'être certain d'avoir une place, et pour savoir où aller chercher la clé et régler sa nuitée.

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La grande majorité des gîtes d'étape disposent d'une cuisine où le randonneur peut préparer son repas, mais ce n'est pas toujours le cas. Certains gîtes privés préparent le repas et en conséquence n'offrent pas de cuisine à disposition. Ne restent alors que deux solutions : accepter le repas de la maison et en payer le prix, ou bien grignoter un fond de sac sur la pelouse.

D'autres proposent seulement la 1/2 pension, c'est-à-dire le dîner, la nuitée et le petit déjeuner. Renseignez-vous avant de frapper à leur porte si vous souhaitez seulement un matelas.

Certains gîtes qui ne font pas le repas du soir proposent par contre le petit-déjeuner, voire des paniers pique-nique pour randonneurs.

Attention : ne confondez pas "Gîte d'étape" avec "Rando-étape", qui est un label de qualité décerné à certains hébergements sur des chemins de randonnée (chambre d'hôtes, hôtels ou gîtes). Ainsi un petit hôtel de campagne pourra afficher une pancarte "Rando-étape", mais ses tarifs resteront ceux d'un hôtel.

Attention : ne confondez pas gîte d'étape et gîte rural... Un gîte rural est loué aux vacanciers à la semaine, et n'est pas destiné aux randonneurs, même si certains hébergeants les proposent aux pèlerins hors-saison.

Attention : "Gîtes de France" est un label accordé à certains hébergements. Ce n'est en aucun cas un gîte d'étape.

Il existe dans de nombreux villages traversés des campings privés, municipaux ou encore campings à la ferme, à des tarifs très raisonnables.

Comme le chemin de Compostelle est loin des grandes zones touristiques, vous trouverez rarement de piscines olympiques avec toboggan incorporé, mais l'accueil y sera souvent chaleureux.

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A noter que certains campings proposent des caravanes ou des bungalows pour passer la nuit au sec.

Beaucoup offrent une mini-boutique où se trouve l'indispensable pour ne pas mourir de faim. Certains proposent même des repas ou des petits-déjeuners aux randonneurs. Attention : ces services sont surtout disponibles en juillet-août.