Distance Jours de marche
Le Puy-en-Velay à Saint-Jean-Pied-de-Port 732 km 30 à 35
Arles au col du Somport 769 km 28 à 35
Vézelay à Saint-Jean-Pied-de-Port environ 900 km 32 à 40
Tours à Saint-Jean-Pied-de-Port 667 km 35 à 40
Wissembourg à Cluny 617 km 23 à 26
Pointe-Saint-Mathieu à Redon 363 km 12 à 16
Mont-Saint-Michel à Aulnay-de-Saintonge 523 km 17 à 21
Soulac à Hendaye 305 km 10 à 14
Narbonne à Saint-Jean-Pied-de-Port 591 km 21 à 26
Le Puy-en-Velay à Saint-Gilles 197 km 7 à 9
Menton à Arles 350 km 12 à 16
Genève au Puy-en-Velay 350 km 12 à 17
Schengen (Luxembourg) à Cluny 528 km 20 à 24
Clermond-Ferrand à Cahors 506 km 18 à 23
Bénévent-l'Abbaye à Rocamadour 276 km 10 à 13
Conques à Toulouse 223 km 8 à 10
Dieppe à Chartres 254 km 8 à 12
Hélécine (Belgique) à paris 396 km 14 à 17
Montréal (Québec) à Sainte-Anne-de-Beaupré 375 km 18
Constance (Suisse) à Genève 455 km 16 à 22
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Voici le livre dans lequel vous trouverez toute l'information avant de partir à Saint Jacques. Chacun des chemins exposés ci-dessous y est détaillé : kilométrage, étapes, topo-guides existants, sites internet où on trouve des documentations PDF et des mises à jour des ouvrages.
Les chemins ont été regroupés par région ou par voie (Voie du Puy // Voie d'Arles // Voie de Tours // Voie de Vézelay // Alsace et Franche-Comté // Bretagne // Mont-Saint-Michel // Vendée et Charente // Voie Littorale // Ouest Pyrénées // Piémont pyrénéen // Catalogne // Chemin Stevenson // Provence // Rhône-Alpes // Bourgogne-Ardennes-Champagne-Lorraine // Auvergne // Limousin // Quercy-Périgord // Rouergue-Midi- Pyrénées // Lourdes // Normandie // Nord-Picardie // Belgique // Québec // Suisse // Espagne et Portugal)

On trouve en outre dans ce livre les mille et un conseils pour que le voyage demeure une belle aventure et ne se transforme pas en galère.

256 pages, 20 euros

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Située en Auvergne, la ville du Puy-en-Velay a donné son nom à la Via Podiensis. En l'an 950, Gothescalc, l'évêque du Puy-en-Velay fut le premier pèlerin non espagnol à partir pour Compostelle. Parmi les quatre grandes voies historiques, elle est aujourd'hui la plus fréquentée. Son attrait provient beaucoup de la beauté de son itinéraire, des trésors architecturaux qui la jalonnent mais aussi de l'existence d'une forte infrastructure d'accueil et d'hébergement.
Sur la voie, on trouve beaucoup de gîtes d'étapes, et d'autres formules d'accueil très diverses. Ce chemin est un sentier de grande randonnée, le GR 65. Il est balisé sur toute sa longueur et fait l'objet d'une documentation riche et bien conçue permettant de s'y déplacer sans difficulté.
La via Tolosana, telle que la nommait Aimery Picaud, l'auteur du premier guide du pèlerin au XIIè siècle, est aujourd'hui plus communément appelée "voie d'Arles".
Cette voie historique prolongeait les chemins arrivant d'Italie Elle ne rallie pas Ostabat comme les trois autres, mais bifurque plein sud à Oloron-Sainte-Marie pour franchir les Pyrénées par le col du Somport et rejoindre les autres voies à Puente la Reina par le Camino Aragonés. Cet itinéraire est aujourd'hui devenu le GR653.
Cette voie part d'un lieu hautement symbolique, la basilique qui contient les reliques de sainte Marie-Madeleine. C'est aussi l'endroit ou Bernard de Clairvaux a prêché en 1146 la seconde croisade. Tous ceux qui ont approché Vézelay à pied, venant du nord, ou qui l'ont quitté à la mesure de leurs pas, en gardent un souvenir impérissable.
Cette voie prolonge les itinéraires venant des régions nord, est et de Belgique, Pays-Bas, Allemagne. Sur le tronçon de Vézelay à Gargilesse dans l'Indre, deux branches distinctes coexistent. La branche nord passe par Bourges, la branche sud par Nevers.
La via Turonensis a longtemps été la voie historique vers Compostelle la moins fréquentée, mais elle est aujourd'hui équivalente à la voie de Vézelay. Tours abrite en son coeur la basilique (détruite à la Révolution) et le tombeau de son évêque, Martin, mort en 397.
Au départ de Paris, la voie offre le choix entre deux chemins allant vers Chartres et Orléans.
C'est peut-être, aux dires des pèlerins, l'itinéraire le plus riche en sites jacquaires et en églises romanes. Certains disent qu'il est plus adapté que les autres chemins au cycliste, en raison du faible relief et de la présence plus fréquente du goudron.
Ce chemin permet au pèlerin alsacien, lorrain ou allemand de l'ouest du pays, en partant de Wissembourg de traverser l'Alsace au pied de la chaîne des Vosges, puis la Franche-Comté et la Bourgogne pour rejoindre Cluny. Variante possible : arrivé à Gy (22 km nord-ouest de Besançon), le pèlerin peut obliquer vers Vézelay.
Ces chemins permettent au pèlerin breton de rejoindre la voie de Tours, la plus proche de la Bretagne, afin de descendre ensuite vers Saint-Jean-Pied-de-Port.
La colonne vertébrale des chemins bretons est l'itinéraire qui part de la Pointe Saint-Mathieu, à l'extrémité du Finistère et rejoint Clisson, à la porte de la Vendée. Sur cet itinéraire principal se greffent deux itinéraires secondaires :
- un chemin qui part de Morlaix (plus exactement il y a deux départs, un de Moguériec et un autre de Locquirec) et se branche sur l'itinéraire principal à Quimperlé
- un chemin qui part de Paimpol et se branche sur l'itinéraire principal à Redon
Normalement le Mont-Saint-Michel, en tant que lieu de pèlerinage historique, est lui-même le centre d'un réseau de chemins qui convergent vers la Merveille. Mais dans cette étoile d'itinéraires, il en est certains qui proviennent du sud-ouest, sud ou sud-est et qui permettent, au départ du Mont, de rejoindre la voie de Tours en prenant le tracé à l'envers.
Il existe plusieurs chemins au départ du Mont-Saint-Michel vers Compostelle :
- La Voie des Capitales, qui se dirige vers Rennes, puis rejoint l'itinéraire principal du Chemin Breton à Blain
- La Voie des Plantagenêts qui va vers Angers puis Aulnay-de-Saintonge
- Le Grand Chemin Montois, qui rejoint Le Mans puis Tours
Le chemin le plus important fait la liaison entre le Chemin de Bretagne et la voie de Tours. Il va de Clisson à Saint-Jean-d'Angély. Mais il existe en Charente-Maritime d'autres chemins :
- un chemin côtier qui part de la frontière Vendée-Charente-Maritime, à Pont-du-Brault, et va jusqu'à Corme-Royal.
- à cet endroit on rejoint un chemin qui va de Saintes à Royan. En passant le bac sur la Gironde, on retrouve alors la voie littorale qui va nous emmener jusqu'à la frontière espagnole
Cette voie fut autrefois beaucoup parcourue par les pèlerins arrivant sur des bateaux de commerce, surtout les Anglais. Ceux-ci continuaient alors à pied jusqu'à Hendaye, puis prenaient le Camino del Norte ou, un peu plus bas, le Camino Francés.
La voie en a conservé l'appellation de Voie des Anglais.
Trois grandes voies jacquaires convergent vers les Pyrénées et se retrouvent peu avant Saint-Jean-Pied-de-Port : la voie du Puy, la voie de Vézelay et la voie de Tours. La voie d'Arles, elle, franchit les montagnes un peu plus à l'est, au col du Somport, et retrouve sa grande sœur à Puente la Reina. Il ne faut pas oublier la voie du Piémont Pyrénéen, qui drainait autrefois tous les pèlerins venant d'Italie et des provinces méridionales françaises, et la voie Littorale.
Ces grands chemins conduisent les pèlerins côté espagnol sur deux itinéraires majeurs : le camino francés, qui va emprunter la Meseta, et le camino del Norte, qui va longer la côte atlantique.
Mais il existe quelques itinéraires de liaison qui permettent de passer de l'un à l'autre :
- le chemin de Baztan, qui relie Bayonne à Pampelune par la vallée de la Nive d'abord, puis le port de Velate et la vallée de Baztan, pour ceux qui souhaitent rejoindre le camino francés à partir de la voie Littorale
- le chemin qui relie Saint-Jean-Pied-de-Port à Irún pour ceux qui souhaitent prendre le camino del Norte

Longtemps confidentiel, l'itinéraire du Piémont rassemble de plus en plus de pèlerins attirés par la beauté sauvage de la montagne, la tranquillité du chemin et la simplicité émouvante des chapelles romanes qui parsèment l'itinéraire. Une tradition de ces montagnes a voulu que la plupart de ces chapelles soient décorées de fresques qui sont parvenues jusqu'à nous malgré les siècles et le rude climat.
Ce chemin possède aussi un atout pour les croyants : il passe par la cité mariale de Lourdes, quelques étapes avant de rejoindre Oloron-Sainte-Marie, sur la voie d'Arles, ou encore Saint-Jean-Pied-de-Port sur la voie du Puy. D'autre part, contrairement à ce que son appellation pourrait faire croire, le relief n'est pas très marqué, car il est tracé sur les toutes premières collines du Piémont

Initiés par l'association des Amis de Saint Jacques en Roussillon, les chemins catalans permettent aux pèlerins arrivant du sud de la France de passer rapidement les Pyrénées pour rejoindre les itinéraires de piémont espagnols. D'un point de vue historique, ces chemins évoquent le passage de Saint François d'Assise en 1211 et 1215 à Perpignan lors de son voyage vers la Galice. Il est inutile de rappeler la richesse du patrimoine de cette région à l'identité très forte, que les hasards des traités ont rattachée à la France en 1659
En-dehors de suivre les traces du célèbre écrivain écossais qui a traversé les Cévennes en 1878 avec son ânesse Modestine, cet itinéraire possède l'avantage de relier Le Puy-en-Velay et Arles, deux points de départ historiques sur les voies de Saint Jacques. C'est en outre un très vieux chemin de pèlerinage vers le tombeau de saint Gilles. Et pour finir, ce chemin traverse un ensemble de terroirs magnifiques : d'abord le Velay et ses volcans, puis la lente montée vers les 1.700 m du Mont Lozère, et enfin les Cévennes profondes et sauvages.
En réalité les deux chemins, Stevenson et Saint-Gilles, sont parallèles l'un à l'autre et se croisent même parfois. Le chemin rejoint la voie d'Arles à Saint-Gilles, une étape après le départ d'Arles
ces chemins permettent aux pèlerins venant d'Italie de rejoindre le chemin d'Arles. Ils utilisent le tracé de deux anciennes voies romaines :
- la Via Domitia, du col de Montgenèvre à Arles (GR 653 D)
- la Via Aurelia, de Menton à Arles (GR 653 A)
Une bretelle permet de rallier le col de Larche, un des points de passage quand on vient de Rome vers la Via Domitia. Une autre bretelle portant le nom de Voie Phocéenne part de Marseille et rejoint la Via Aurelia à Ventabren, peu après Aix-en-Provence.
Sur la Via Aurelia, une variante permet de visiter la grotte de sainte Marie-Madeleine, dans le massif de la Sainte-Baume, un endroit grandiose caché à presque 1.000 m d'altitude à deux pas de la côte surchauffée.
Les chemins tracés par l'association Rhône-Alpes des Amis de Saint Jacques permettent aux pèlerins helvétiques arrivant à Genève de poursuivre vers Le Puy-en-Velay ou vers Arles afin de rejoindre une de ces deux grandes voies historiques. Ou encore aux pèlerins arrivant de Bourgogne par Cluny de rejoindre Le Puy-en-Velay.
Une bretelle permet aux pèlerins de l'Ain de partir de Nantua, puis de rejoindre Lyon et plus loin le chemin de Cluny. Deux petites bretelles accolées à des gares SNCF permettent de démarrer son chemin à la gare de l'Arbresle ou bien à la gare de Mâcon-TGV. Petite concession au progrès... Une autre bretelle mène les pèlerins originaires du Chablais de la frontière suisse à Saint-Gingolph jusqu'à Genève. Et différentes autres partent des villes principales pour rejoindre un des chemins principaux indiqués sur la carte : Saint-Etienne, Annecy, Annemasse, Chambéry, Grenoble, Vienne, Voiron, etc...
Il est à noter que le GR 65, qui initialement démarrait au Puy-en-Velay, commence désormais sa course à Genève.
Les chemins de ces régions, ainsi que ceux de Lorraine et Champagne, font la liaison entre les itinéraires qui arrivent de l'est de la Belgique, de l'est de la Hollande et d'Allemagne avec les voies majeures de Tours (Paris), Vézelay et Le Puy-en-Velay
En-dehors de la voie du Puy, on trouve un superbe itinéraire qui, partant des volcans d'Auvergne, grimpe sur le massif du Cantal et redescend vers le Quercy sauvage à Rocamadour. ?A cet endroit, on peut rejoindre Cahors et le GR 65 (voie du Puy) par le GR 46. Ou encore continuer par le GR 652 vers Agen et La Romieu
Depuis Bénévent, sur la voie de Vézelay, il a existé autrefois un chemin qui descendait vers le prestigieux sanctuaire de Rocamadour. L'association "Un chemin de Saint Jacques" l'a réhabilité, balisé et documenté. Le pèlerin d'aujourd'hui profitera de paysages magnifiques : les sentiers secrets de la Creuse, puis le plateau de Millevaches, les rudes collines de la Corrèze, la perle rouge de Collonges et enfin le diadème de Rocamadour.
Quand il est à Rocamadour, le pèlerin a deux choix : soit descendre vers Cahors par le GR 46 pour y retrouver la voie du Puy (GR 65), soit prendre le GR 652 vers Agen et La Romieu (32), autre point de jonction avec la voie du Puy. A Cahors il trouvera une voie riche en hébergements et pleine de monde. Mais s'il reste sur le GR 652, il goûtera encore la tranquillité au milieu d'un paysage de carte postale où chaque jour ouvre à ses yeux les portes d'anciennes bastides amoureusement conservées.
Ce chemin permet une liaison entre la voie du Puy et la voie d'Arles. Il traverse de superbes paysages : les draperies du Rouergue, les gorges de l'Aveyron dominées par la forteresse de Najac, la cité fortifiée de Cordes-sur-Ciel, et enfin les douces collines qui descendent sur Toulouse, étape majeure du pèlerinage de Saint Jacques au moyen-âge, au point que la voie d'Arles porte le nom de "Via Tolosana".
Le pèlerinage marial de Lourdes est bien plus récent que celui de Compostelle, puisqu'il affiche à peine plus d'un siècle. Et pourtant ce lieu a pris une telle importance dans le cœur des Chrétiens que nombre de pèlerins marchant vers Compostelle souhaitent faire un détour vers Lourdes avant de continuer vers Saint Jacques.
A partir du GR 65 on a deux options :
• Quitter le GR 65 à Lectoure et rejoindre Auch par le GR de pays Coeur de Gascogne sur 37 km. Suivre alors le chemin d'Arles (GR 653) jusqu'à Maubourguet sur 71 km. Peu après Maubourguet, prendre plein sud le GR 101 jusqu'à Lourdes sur 46 km, en passant par Tarbes.
• Quitter le GR 65 à Nogaro et descendre plein sud sur 39 km vers Maubourguet, où on retrouve le GR 101 vers Lourdes.
L'itinéraire Dieppe-Chartres permet au pèlerin de rejoindre la voie majeure de Tours. L'itinéraire de Caen (en réalité Ouistreham) au Mans se branche sur le Grand Chemin Montois venant du Mont-Saint-Michel avant de redescendre également vers Tours. Ces itinéraires sont gérés par les associations jacquaires normande et sarthoise.
Les chemins de ces régions convergent vers Paris, le départ de la voie de Tours, ce qui permet au pèlerin belge ou néerlandais de l'ouest-Bénélux de commencer son voyage sur un itinéraire jacquaire évitant les routes goudronnées. Hélécine (Heylissem dans sa première orthographe flamande) est une abbaye importante pour les jacquaires de Belgique, aussi nous décrivons ce chemin comme étant le point de départ de la voie vers Paris. D'autant que les frontières, à l'époque moyenâgeuse, étaient bien loin de se calquer sur celles d'aujourd'hui.
L'association des Amis de Saint Jacques en Boulangrie a réalisé un itinéraire de raccordement de Tournai à Saint-Quentin. Ainsi les pèlerins arrivant par les voies de Gand ou Bruges peuvent descendre directement vers Saint-Quentin.
On trouve également à cheval sur la frontière la voie de Thiérache, réalisée par l'association belge des Amis de saint Jacques, afin que le pèlerin arrivant par la vallée de la Meuse puisse rejoindre Saint-Quentin et Paris.
il existe désormais une véritable toile d'araignée de chemins qui traversent Wallonie et Flandre en tous sens pour rejoindre les différents points d'entrée en France.
Il faut tenir compte pour le pèlerin français, ou seulement francophone, qui voudrait pratiquer ces chemins que la moitié se trouve en région flamande, de langue néerlandaise. Et que certains topo-guides n'existent que dans cette langue. Dans tous les cas, la traversée de ces provinces fortement marquées par la tradition et l'architecture flamandes, et baignées au moyen-âge dans le culte à saint Jacques, sera un grand moment de bonheur, bien loin des immensités désolées de la Meseta castillane. On ne pourrait citer en quelques lignes la richesse monumentale de ces pays, la dentelle des cathédrales et la beauté des anciennes cités préservées du temps et des guerres.
Nos cousins du Québec se pressent de plus en plus nombreux chaque année sur les chemins de Saint Jacques qui traversent nos vieux pays. Certains d'entre eux, avant de se lancer dans la grande aventure, veulent être certains que leurs pieds ne les lâcheront pas à la première côte ou derrière un buton sournois. C'est pourquoi quelques anciens pèlerins ont eu l'idée de créer sur le sol de la Belle Province des chemins d'initiation où l'impétrant pourra marcher plusieurs jours de suite, seul ou en groupe, et vérifier l'état de la machine.
Suivre un itinéraire jacquaire en Suisse est un plaisir renouvelé chaque jour, tant le chemin passe d'une vallée jolie à une autre plus belle encore. Les villages ressemblent à des maisons de poupée et les paysages à des cartes postales...
Le seul problème de ce chemin, pour un marcheur extérieur à la Confédération, est le Franc suisse, dont le taux de change atteint des sommets inaccessibles au pauvre citoyen de la zone Euro. Mais il peut toujours brouter, l'herbe y est bonne, toutes les vaches le disent...
Les différents chemins suisses convergent tous vers un seul point : Genève, là où commence le GR 65 qui part vers Le Puy-en-Velay.
Camino francés : de Saint-Jean-Pied-de-Port à Santiago

Camino aragonés : comme son nom l'indique, cet itinéraire franchit la province espagnole d'Aragon. Il assure la jonction entre la voie d'Arles et le camino Francés, entre le col du Somport et Puente la Reina.

Camino del Norte : de Irún à Santiago

Camino de la Plata : Séville à Astorga

Camino Sanabrés : Granja de la Moreruela (Zamora) à Santiago

Camino de Levante : Valence à Zamora

Camino de Madrid : Madrid à Sahagún

Camino catalán : Monastère de Montserrat (Barcelone) à Saragosse

Camino del Ebro : Sant Jaume d'Enveja à Logroño

Camino mozarabe : Grenade à Mérida

Camino interno : Irún à Santo Domingo de la Calzada

Camino portugués : Ce chemin connaît de multiples variantes qui sont décrites par certains guides et pas par d'autres, et tous les guides ne décrivent pas le même itinéraire... Mais bon, il suffit de monter vers le nord et on y arrive. En gros on part de Lisbonne et on arrive à Santiago en passant par Fatima.